En 2026, Val&co vous invitait à parcourir toutes les dimensions de l’écriture. Avec un léger retard imputable à une reprise en main du site, aujourd’hui Février.

Mes chers concitoyens,

Il y a quelques années, une mère de famille est venue me voir à la mairie. Elle m’a dit : « Je ne vote jamais, parce que de toute façon ça ne change rien à ma vie. » Trois mois plus tard, son fils entrait à l’école dans un établissement entièrement rénové, avec des salles lumineuses et des sanitaires propres. Elle m’a croisé au marché et m’a remercié. Je n’ai pas eu la présence d’esprit, à l’époque de lui dire : « Ce n’est pas moi qu’il faut remercier. C’est vous tous qui avez voté et qui avez permis que ce projet devienne réel. »

Voilà ce que je veux vous dire aujourd’hui. Vous avez un pouvoir. Un vrai pouvoir. Et même un super pouvoir, celui de transformer le quotidien, le vôtre et celui de vos voisins.

Quand vous votez, vous faites des choix. Vous votez pour rénover une école, changer la vie d’un enfant et améliorer le travail quotidien des enseignants. Ou bien vous votez pour améliorer un équipement sportif pour offrir à tous l’occasion de pratiquer. Ou encore vous votez pour créer un local pour accueillir un centre de santé. Quel que soit votre vote, il n’est pas neutre. Il a un effet concret et réel.

D’ailleurs, il a même un effet sur votre budget. Si vous votez pour telle ou telle équipe, vous choisissez de payer plus ou moins d’impôts et taxes, d’avoir un accès plus ou moins onéreux à la cantine, aux frais de santé.

Voter, ce n’est pas choisir entre des programmes abstraits ou entre Mr X et Mme Y. Et d’autant moins qu’un maire n’est rien sans une équipe municipale, engagée avec lui, à changer la vie. C’est exercer ce pouvoir unique, que seule la démocratie permet.

Chaque bulletin que vous glissez dans l’urne a ce pouvoir-là. Le pouvoir de dire : oui, je veux que ma commune conduise ce type de politique.

Et ce pouvoir, vous ne le détenez pas seulement pour vous-même. Voter, c’est aussi utiliser votre voix pour l’ensemble de la communauté. C’est reconnaître que le bien-être de votre voisin contribue au vôtre. Que la démocratie n’est pas la somme des intérêts particuliers mais le ciment d’une communauté vivante.

Dans toutes les communes, même les plus importantes, votre voix pèse lourd. Vraiment lourd. Parce que chacun d’entre nous, en votant, choisit d’être responsable du bien commun.

Je ne vous demande pas de voter pour moi (même si je préférerai ! ). Non, je vous demande de venir voter pour ce qui vous semble juste. Mais je vous demande de venir. Parce que votre absence, c’est du pouvoir que vous abandonnez. Ce sont des possibilités qui s’effacent. Ce sont des vies qui ne changeront pas alors qu’elles auraient pu changer.

Vos enfants vous regardent. Un jour, ils vous demanderont peut-être : « Et toi, tu faisais quoi ? » Vous pourrez leur dire que vous avez utilisé votre pouvoir. Que vous avez contribué, à votre mesure, à façonner le monde dans lequel ils grandissent.

Dans quelques jours, vous aurez ce choix. Utiliser votre pouvoir ou le laisser dormir. Décider ou laisser les autres décider. Agir ou subir.

Alors venez. Venez exercer votre pouvoir. Venez changer des vies.

C’est à vous de jouer.